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DÉFENSE DES DROITS LGBT : LE CRARR DÉPOSE TROIS PLAINTES DE DISCRIMINATION HOMOPHOBE


Montréal, le 8 novembre 2010---Le CRARR a déposé au cours des deux dernières semaines des plaintes de discrimination homophobe au nom de deux hommes et une femme qui ont été victimes de discrimination et de harcèlement à  cause de leur orientation sexuelle.

Les plaintes visent une université à  Montréal, un couple hétérosexuel et une école secondaire sur  la Rive-Sud.

Dans le premier cas, il s'agit d'une lesbienne qui travaille dans une unité de travail non-traditionnel pour les femmes, qui a été exposée à  un climat de travail empoisonné pendant plusieurs années, lequel comprenait des blagues, des propos explicitement discriminatoires et des traitements harcelants. Même syndiquée, elle n'a pas obtenu l'aide de son syndicat; quand elle s'est tournée sur l'ombudsman de l'université dont le mandat comprend également le harcèlement, elle n'a obtenu aucun résultat. Finalement, avec l'aide du CRARR, elle a déposé une plainte visant deux membres de son équipe qui sont les auteurs de ces actes.

Dans le deuxième cas, un résident de Longueuil a été exposé régulièrement à  des propos homophobes provenant des étudiants d'une école secondaire située près de chez lui et ce, pendant plusieurs années. Quand il attendait ou prenait l'autobus, plusieurs étudiants lui lançaient des propos et blagues discriminatoires. Parfois, des étudiants criaient à  partir des fenêtres du deuxième étage de l'école, quand l'homme passait devant l'école. Les gestes ont été même entendus par sa soeur et ses voisines vivant dans son édifice. Après avoir subi de sérieuses séquelles psychologiques, l'homme a décidé de solliciter l'aide du CRARR pour faire valoir ses droits.

Dans le troisième cas, un couple biracial à  Sherbrooke a été l'objet d'harcèlement au fil des mois par des voisins, qui a mené à  des confrontations physiques et à une accusation criminelle portée contre l'un des partenaires.

Dans tous les trois cas, outre les dommages pécuniers, le CRARR exige la mise en place des mesures de formation anti-homophobe et anti-discriminatoire.

Dans le cadre de son mandat de lutte contre les crimes et les incidents haineux, le CRARR est souvent appelé à  assister les victimes d'homophobie sous diverses formes, y compris la violence physique. Il a déjà  aidé un couple gai de Montréal à  remporter 15 000 $ de dommages pour harcèlement homophobe.

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